mardi 10 juin 2008

l'économie, comment ça marche?

Premier vrai poste non introductif, et première entorse aux règles énoncées précédemment. Je ne vais rien apprendre à personne, je vais poser une question.
Question économie, de M. X habitant Y (avec la faconde de M. Bouvard, cela va de soi) :
Si le directeur de la banque centrale européenne baisse le(s) taux directeur(s), que va-t-il se passer?
A) l'Euro va se déprécier par rapport au dollar
B) cela va "encourager" l'inflation
C) cela va faire augmenter le taux d'intérêt des emprunteurs, pour un achat immobilier par exemple
D) cela va relancer la consommation

C'est qu'en ces temps de crise économique annoncée, chacun y va de son commentaire, avec comme présupposé que tout le monde connaît les rouages de l'économie mondiale. Eh bien, sous le couvert de l'anonymat, je l'avoue, je ne comprends pas. Ou plutôt, j'ignore quelles sont ces règles si évidentes (certainement enseignées à chaque collégien, cela doit faire partie du socle de connaissances ;-) ) que personne ne daigne expliquer.

Se pourrait-il que je n'écoute des émissions ou lise des articles seulement destinés à un public au fait de tout cela? Je ne le crois pas. Pour la radio, France-Inter a la quasi exclusivité de mon oreille, et il serait un comble que "la radio des profs" manque à ce point de pédagogie, non? Quant aux lectures, la presse quotidienne gratuite et qui porte d'ailleurs le nom d'un moyen de transport constitue l'essentiel de mes apports.

Ces questions pourront sembler triviales aux lecteurs avertis, mais les autres se contenteront d'user de leur don de divination ou du si pratique "bon sens" pour expliquer les différents mécanismes. Ainsi, un matin du début d'année, au moment où la Société Générale révélait ses pertes, j'écoutais l'interview d'un économiste par Nicolas
DEMORAND (vers 8h20), sur France-Inter donc. Et cet économiste tentait d'expliquer aux auditeurs les mécanismes boursiers à l'origine du marasme.
Un des éléments qui a bousculé mon "bon sens", c'est cette affirmation selon laquelle la spéculation faisait gonfler certains cours en bourse, et que lorsque le soufflé retombait, il pouvait y avoir des perdants (la SG par exemple), mais pas forcément de gagnant, du moins, pas sur les mêmes montants... Je veux bien le croire, mais cela va à l'encontre de l'idée que je me faisais de la bourse, où je croyais que lorsque l'argent entrait dans une poche, c'est qu'elle sortait d'une autre. Eh bien il semble que non.
Et ceux qui me montreraient d'un doigt virtuel en se moquant ne seraient pas très charitables. ;-) Mais je sais que je ne suis pas seul. En effet, dans les jours qui suivirent, j'eus l'occasion d'écouter une conversation dans le bus. Deux hommes habillés chic devisaient de l'actualité comme cela doit se faire un peu partout quand des gens qui ne se connaissent pas suffisamment pour parler d'eux préfèrent meubler en parlant du monde. L'un des deux attaqua le sujet brulant de la chute des cours en bourse. Et c'est avec une véritable conviction que je l'entendis exposer la règle que devait lui dicter son bon sens, la même que la mienne, à savoir que si des gens avaient perdu autant, c'est qu'en face, d'autres avaient dû gagner un max. J'ajoute pour la petite histoire qu'il l'a fait avec des manières de "je suis un malin, on ne me la fait pas", dont le regard pétillant fixé sur son interlocuteur pour marquer son ascendant. Et si j'exagère sur celui-ci (peut-être), c'est que je dois m'inspirer des caractéristiques d'autres "génies".... de la tchatche!

Si je trouve des réponses à mes questions, je les ajouterai, sinon, je resterai encore longtemps à l'écart de ces débats de spécialistes. :-/

Lorsque j'eus la possibilité d'utiliser les transports pour faire travailler mes oreilles, je me suis astreint à écouter une émission de radio qui explique l'économie aux nuls (mais pas seulement). Le parti pris de l'émission est de relayer des idées qui ne le sont que rarement ailleurs... Il s'agit de l'émission des Sous et des Hommes

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