Avant-hier soir, j'ai regardé la Règle du jeu, film de Jean Renoir (le fils d'Auguste), dont j'entendais parler depuis longtemps.
C'est une évolution dans mon rapport au cinéma puisqu'il n'y a pas si longtemps (quelques années quand même), j'aurais eu de l'appréhension par rapport à un film en noir et blanc. Mais depuis, j'ai vu la Grand Illusion du même Renoir et Hôtel du Nord notamment. Pour la Grande Illusion, je serais incapable d'argumenter sur la qualité de ce film comme le font les critiques, mais c'est un film que j'ai trouvé plaisant, et riche dans sa représentation des milieux sociaux. C'est un bon exemple d'un beau film en noir et blanc pour qui penserait qu'il n'y a que des films muets ;-) Pour Hôtel du Nord, j'ai été touché par la tristesse du héros qui laisse partir celle qu'il aime (comme dans Casablanca aussi).
Bon, j'en arrive à la Règle du jeu. J'avais vu en extrait la célèbre scène de chasse, filmée comme une vraie boucherie, mais avec le petit doigt en l'air ;-). Je n'ai pas tout de suite compris de quoi il s'agissait, quelle était la thèse, mais à la fin cela m'a sauté à la figure comme une évidence, et depuis, des morceaux du film me reviennent en mémoire et je comprends la cohérence du tout. L'apparence est tout, et l'on peut tout se permettre du moment que l'on sait tenir son rang, en apparence. Et les innocents, les purs, ne peuvent pas survivre dans cet univers. Cela ne paraît peut-être pas révolutionnaire dit comme ça, mais j'ai trouvé ça bien fait. Sinon, il y a de belles phrases, prononcées avec la gouaille parisienne de l'époque, ce qui fait partie des choses que j'apprécie.
jeudi 12 juin 2008
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